Si les vérifications des CV de candidats ne suffisent plus, il est désormais essentiel de contacter les références professionnelles fournies au moment de la candidature. C’est un excellent moyen pour vous, recruteurs, de tester la solidité du profil de votre candidat. Mais comment contacter ces références ? Comment se présenter ? Et surtout, quelles questions poser ? On vous donne quelques réponses !

Les références professionnelles, un atout pour le candidat

Dans un monde professionnel où le réseau et le bouche-à-oreille sont de mise, il est essentiel de garder de bons contacts avec ses anciens employeurs, collègues et collaborateurs.

Pour les candidats, les références professionnelles doivent donc apparaître comme des atouts sur leur CV : au-delà de montrer la qualité de leur collaboration, c’est une opportunité d’échanger avec quelqu’un qui les connaît bien. Pourtant, cela est parfois vécu comme une étape stressante.

Le recruteur, en demandant des références professionnelles, ne va pas se contenter de les laisser sur le papier. Quel que soit le poste visé par le candidat, interroger les références professionnelles permettra deux choses :

  • Vérifier la solidité (et la véracité) du profil du candidat
  • Donner une impulsion positive (ou non) à son recrutement, dans le cadre d’un bon retour d’expérience

Mais alors, comment s’y prendre pour poser les bonnes questions ?

Les questions incontournables de tout recruteur

Sachez d’abord vous présenter et soyez direct : expliquez de quel(le) candidat(e) il s’agit, et que vous avez l’intention de poser des questions à cette référence professionnelle. Expliquez-lui les questions qui lui seront adressées. En général, elles sont de deux ordres : factuelles (pour vérifier la véracité des informations données par le candidat) et personnelles (pour déterminer le niveau de confiance qu’avait la référence envers le candidat). Prêt ? C’est parti !

Les questions factuelles

Ce sont les plus simples, il suffit de prendre le CV du candidat et de comparer les versions. Mais quelques questions subtiles peuvent permettre d’en apprendre bien plus.

« Comment connaissez-vous le/la candidat(e) ? »

C’est une question générale et préliminaire, mais indispensable. La référence professionnelle pourra alors contextualiser, en expliquant comment ils se sont rencontrés, comment s’est passé le processus de recrutement, le ressenti initial de la personne envers le candidat.

« Depuis combien de temps connaissez-vous le/la candidat(e) ? »

 

En plus de pouvoir vérifier les dates de travail indiquées, cela vous permettra de voir si ces deux personnes se connaissent réellement, ou non. Avoir lié des relations amicales peut influencer le jugement. Vous vous en rendrez compte très vite, notamment si la référence vous répond : « nous nous connaissons depuis le lycée ».

Attachez du crédit aux références qui savent montrer une distance professionnelle convenable.

« Quelles étaient ses responsabilités, ses missions principales ? »

Là encore, c’est un bon moyen de vérifier ce que le candidat vous a fourni comme informations. Attention cependant : il se peut que les versions divergent, en fonction du ressenti de chacun. En général, les références professionnelles sont d’anciens managers ou chefs d’unité, ils vont donc plutôt évoquer une fiche de poste globale, plutôt que des missions précises du quotidien.

En cas de doute, vous avez pertinemment le droit d’interroger la référence sur une chose très précise. Par exemple : « est-il vrai que cette personne a participé à la conférence en tant qu’intervenant ? ». Trop d’hésitations, d’approximations ou de réponses vagues doivent vous mettre la puce à l’oreille.

Les questions personnelles

Viennent ensuite les questions de fond, relatives au potentiel du candidat. Une référence professionnelle convaincue, c’est quelqu’un qui n’hésitera pas à vanter les mérites du candidat. Cherchez donc ce type d’attitude.

« Pensez-vous que cette personne puisse monter en compétences, et si oui, de quelle manière ? »

La personne pourra vous répondre de deux manières :

  • De manière fermée, par un oui ou un non, en justifiant sa réponse
  • De manière ouverte, en faisant écho aux propres réalisations du candidat dans son ancienne entreprise

La capacité de la référence à appliquer la situation connue avec son ancien employé, et à la projeter sur une candidature pour un poste futur, montre non seulement la cohérence et l’adéquation du projet, mais aussi le fait que la référence connaisse bien la personne. C’est un gage de confiance.

« Pourquoi la personne a-t-elle quitté votre entreprise ? » / « Pourquoi souhaite-t-elle changer d’emploi ? »

Selon la situation du candidat (en recherche d’emploi / en poste), les révélations de la référence professionnelle peuvent être précieuses et donner des indices sur la personnalité du candidat.

Quelqu’un qui vous répond que le candidat cherche à découvrir de nouveaux horizons est une réponse vague. Même chose si l’on n’est pas capable de vous dire pourquoi ce candidat souhaite quitter / a quitté l’entreprise.

La réponse doit être claire comme de l’eau de roche, et, dans l’idéal, annoncer un projet cohérent.

« L’engageriez-vous sur ce type de poste ? »

Il s’agit d’une question de « fermeture » de la conversation. Vous laissez l’occasion à la référence de vous glisser de nouveaux compliments sur le candidat, d’amener de nouvelles informations (« je me rappelle qu’il/elle était force de proposition, il/elle s’est occupé(e) de telle ou telle chose de manière autonome et réussie »).

En bref, tendez une perche, et voyez s’il la saisit.

En définitive, les questions les plus essentielles à poser à des références professionnelles relèvent du factuel et du personnel. Cela doit vous aider à saisir les contours de votre actuel candidat, de ses relations avec d’anciens professionnels. Pour savoir si l’échange a été productif, vous le sentirez dès que le téléphone sera raccroché : un bon entretien vous aura donné envie d’engager le candidat immédiatement !