Conséquence d’une bonne tenue des affaires au Québec et du phénomène accru des départs en retraite, les métiers du voyage sont de plus en plus demandeurs de personnel qualifié.

Métiers du voyage en demande : conseillères et conseillers en voyage

Alors qu’en 1941 il y avait 10 actifs pour 1 retraité au Québec, c’est aujourd’hui 2 pour 1 et ce chiffre baisse sans cesse. D’ici 2020 ce sont plus d’un million de retraités qui vont être recensé au pays et le Québec affiche un nombre record de personnes qui cessent de travailler. Plusieurs phénomènes en sont à l’origine : les baby-boomers, bien sûr, mais aussi les craintes des futures réformes des retraites qui poussent certains à partir plus tôt en retraite.

Tous ces retraités ont du temps et des moyens pour partir visiter le monde, que ce soit en croisières ou en voyages organisés. Les métiers du tourisme et du voyage connaissent ainsi une certaine tension sur le marché de l’emploi avec de nombreux départs en retraite au sein de la profession accompagnés d’une demande qui s’accroît.

Que ce soit des agent(e)s de renseignement ou de vente, les conseillers en voyages sont et seront de plus en plus en demande au Québec. L’assistance téléphonique peut se passer en centres d’appels mais de nombreux employés de guichets sont nécessaires auprès d’agences.

De fortes demandes dans l’accompagnement et l’encadrement

Les métiers du voyage ne se concentrent pas tous dans des agences ou des bureaux. Si l’on aime voyager c’est surtout pour profiter du bon air et pour partir à la rencontre de l’autre.

Les métiers de l’accompagnement et de l’encadrement sont par exemple en très forte demande actuellement au Québec. Il peut s’agir de coordination sur une base de loisir, d’accompagnement de personnes en difficultés, d’encadrement ou d’enseignement dans les domaines des loisirs, des sports ou d’ateliers créatifs.

Les métiers du voyage en demande dans le tourisme d’affaires

Dans l’actualité récente il est à noter une véritable explosion du nombre de centres de congrès dans toutes les régions du Québec. Avec des perspectives économiques extrêmement favorables au pays, le tourisme d’affaires se porte à merveille.

L’État en est au stade des consultations pour annoncer une politique globale à l’automne 2018 et a mandaté l’Association des professionnels de congrès du Québec (APCQ) pour concevoir des indicateurs statistiques et la Chaire de tourisme Transat de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM pour exercer une veille dans ce secteur.

Plus de 3 000 congrès se sont organisés en 2016, dont 2 100 hors de Montréal, selon l’APCQ. Dans de nombreuses régions, le tourisme d’affaires apporte plus de la moitié des nuités.

Le tourisme d’affaires c’est principalement des :

  • congrès
  • assemblées générales
  • réunions
  • expositions commerciales
  • activités de motivation

Il représente 8 % des touristes, mais 16 % des revenus de ce secteur, soit 2,1 milliards de dollars par an, selon l’Institut de la statistique du Québec.

De la cuisine à l’accueil en passant par la coordination et la sécurité, les métiers dans ce secteur sont très variés.

Travailler dans l’hôtellerie et la restauration

Les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration sont attractifs pour qui aime les voyages. En effet, les facteurs de mobilité dans ces domaines sont nombreux et les professions diversifiées :

  • réceptionniste
  • serveuse/serveur
  • cuisinière/cuisinier
  • aides (préparation, ménage, etc.)

Tous ces métiers sont en très forte demande actuellement (mars 2018) dans tout le Québec. C’est l’opportunité pour quiconque rêverait de quitter la ville d’aller voir du pays dans la région de son choix.

Enfin, les jeunes sont toujours demandés par les compagnies et opérateurs de croisières à bord de leurs paquebots, un phénomène qui n’est pas récent. Il faut avoir envie de partir en mer 3 à 6 mois dans l’année.