L’épuisement émotionnel, que l’on traduit parfois comme étant un « burn out », peut arriver très rapidement dans le cadre du travail. On l’associe généralement à un épuisement professionnel moral. Cependant, avant d’en arriver à ce stade du diagnostic, quelques signes doivent vous alerter. Petit tour d’horizon des manières de détecter l’épuisement émotionnel et professionnel !

Peut-on être épuisé émotionnellement et professionnellement ?

Il n’est pas rare de ressentir une fatigue extrême à l’issue d’une journée ou d’une semaine de travail, ni même parfois, une petite déprime le dimanche soir avant de retourner travailler le lundi. Pour autant, l’épuisement émotionnel et professionnel se caractérise par des manifestations plus importantes :

  • Une fatigue extrême
  • Une angoisse à l’idée de retourner sur son lieu de travail
  • Des sueurs froides
  • Des nausées, des ballonnements

En somme, c’est l’ensemble du corps qui s’affole à l’idée de subir une nouvelle fois l’ambiance ou les remarques acerbes de son boss, sur son lieu de travail. Mais de quoi peut provenir cet épuisement si lourd à porter ? Parfois, de petits facteurs tous simples, comme :

  • Une surcharge, temporaire ou régulière, de travail
  • Un manque de reconnaissance dans les activités au sein de l’entreprise
  • Un traitement déséquilibré entre les employés
  • Aucune perspective professionnelle

Ainsi, on définit l’épuisement émotionnel comme un sentiment d’être vidé de toute ressource dite émotionnelle, tandis que l’épuisement professionnel en sera une cause (et une conséquence) directe, liée au lieu de cet épuisement.

Certaines professions sont d’ailleurs beaucoup plus touchées par ces véritables pathologies, qui nécessitent des réponses individuelles et collectives. C’est le cas par exemple du milieu hospitalier, où la pression est permanente.

Les signes qui ne trompent pas

Mais comment diagnostiquer un épuisement émotionnel et professionnel, avant de parler de burn out ? Il faut se référer à quelques critères de définition, qui inclut entre autres :

  • La fréquence de l’épuisement
  • La nature de l’épuisement
  • La régularité de l’épuisement
  • La force de l’épuisement
  • Les conséquences de l’épuisement

En effet, il est assez difficile de caractériser un « épuisement », d’autant plus s’il est lié à d’autres facteurs aggravants. L’épuisement peut aussi bien être lié :

  • Au manque de sommeil
  • Au manque de motivation
  • A une forme de déprime, voire de dépression

Ainsi, il y a quelques signes clés à repérer pour détecter un épuisement émotionnel et professionnel :

  • Outre la fatigue, des difficultés de concentration, de mémorisation, des oublis fréquents
  • Des efforts vains pour améliorer le travail : des horaires à rallonge qui ne payent pas, le retard qui s’accumule…
  • Une irritabilité croissante, une sensibilité accrue, une capacité à passer des rires aux larmes ou bien à être d’humeur changeante
  • Le corps qui semble lâcher : vous avez de petites infections, souffrez plus facilement de maux de tête, vous sentez malade en permanence
  • Une forme de cynisme vous accompagne au quotidien, dans vos réactions, vos attitudes

Ce sont des signes qui peuvent alerter un entourage, même professionnel. Mais la question clé, c’est bien de savoir comment pallier l’installation de cette maladie ?

Comment y remédier ?

L’épuisement émotionnel et professionnel peut avoir de lourdes conséquences à plusieurs échelles :

  • Justement, émotionnelle : dévalorisation, sentiment d’inutilité
  • Cognitive : pertes de mémoire à répétition, altération de la performance au travail
  • Physique : une fatigue qui entraîne des troubles musculaires
  • Comportemental : attitude négative, rejet des autres

Il s’agit ensuite d’un cercle vicieux, d’où l’intérêt de diagnostiquer cette maladie au plus vite pour la soigner. Pour cela, plusieurs solutions s’offrent au manager et au partenaire de la personne concernée :

  • La mise en place d’un traitement contre l’épuisement, à la fois psychologique et pharmacologique, grâce à une prise en charge rapide
  • Adopter une posture positive et encourageante, pour redonner confiance en elle
  • Contribuer aux mesures de prévention édictées / mises en œuvre au sein de l’entreprise

Pour réduire son épuisement émotionnel et professionnel, l’individu peut aussi avoir recours à des techniques de médecine douce, comme l’acupuncture, l’homéopathie ou la phytothérapie (l’usage d’huiles essentielles).

L’épuisement émotionnel et professionnel est un fléau pour les entreprises et surtout, pour les individus. Les conséquences peuvent être dramatiques, c’est pourquoi il est important d’agir dès l’apparition des premiers signes. De nombreux dispositifs permettent aujourd’hui une prise en charge et un traitement efficaces du burn out, pour se remettre sur pied en un rien de temps, et éviter les conséquences liées à un surmenage au travail non détecté à temps.