Vous ne trouvez pas d’emploi dans votre branche et souhaitez vous lancer à votre propre compte ? Devenir pigiste, ça ne s’improvise pas ! Il faut bien connaître les tenants et les aboutissants de ce statut qui, certes, vous permet d’exercer dans le domaine que vous souhaitez, mais qui reste lourd en charges et en responsabilités. Petit tour d’horizon.

Pigiste, plus qu’un statut, des responsabilités

Parler du statut de pigiste revient à parler de sous-traitance : cela signifie qu’un tiers vous embauche pour réaliser une prestation, qu’elle soit écrite, visuelle ou artistique. En échange, vous recevez une rémunération.

Un statut libéral ou indépendant

Votre statut se caractérise par une absence de subordination entre vous et le client. Vous n’appartenez pas à une société qui lui doit des comptes, mais vous êtes un individu qui fournit une prestation définie, sur un temps donné, pour une somme convenue.

Le statut juridique du pigiste est le suivant : son entreprise individuelle et lui (qu’on appelle le travailleur autonome) sont indissociables et forment une personnalité juridique.

Mais des responsabilités fiscales

Cependant, vous avez les mêmes devoirs (et possibilités qu’une entreprise) :

  • Déclarer votre chiffre d’affaires, vos revenus taxables
  • Si vous employez du personnel, gérer leur paye et toutes les démarches administratives associées
  • Vous êtes, seul, responsable de tout ce qui se passe en lien avec votre entreprise

Les inconvénients semblent donc nombreux quand il s’agit d’être pigiste. Par exemple, vous devez vous enregistrer sur le Registre des entreprises ou bien un bureau du Revenu du Québec, et cela vous coûtera 34$. Quelques faux frais sont donc à prévoir lorsqu’on devient pigiste.

Que fait un pigiste ?

Si, en Europe, le pigiste désigne le journaliste indépendant, au Québec, cela désigne tous les travailleurs indépendants qui vivent (en général) de leur passion.

Votre métier ? Votre passion

Que vous soyez programmateur, rédacteur ou traducteur, vous pouvez être pigiste. Le principe, c’est que vous êtes rémunéré à l’acte : pour un article rédigé, pour un projet traduit, pour un site web mis en place.

Par définition, donc, vous exercez ce que vous souhaitez et de la manière que vous le voulez : c’est un statut plutôt avantageux pour beaucoup de gens, qui aimeraient se réveiller chaque matin et faire ce qu’il leur plaît.

Beaucoup de coachs sportifs sont pigistes : ils ont plusieurs contrats avec des clients différents, qu’il s’agisse d’individus ou de grands groupes. Cela offre une réelle liberté de mouvement.

Mettez vos compétences au service des autres

Mais le côté face de la pièce a aussi un côté pile. La contrepartie de tout ça, c’est que, contrairement à un emploi salarié, vous êtes dans une dynamique de recherche de missions permanentes. Sauf pour les pigistes qui ont des contrats réguliers et fiables, il faut :

  • Démarcher de nouveaux clients
  • Contacter de nouvelles sociétés
  • Proposer ses services là où l’on peut le juger utile

Mais comment vous faire connaître et mettre vos compétences de pigiste au service des autres si personne ne vous connaît ? C’est en cela qu’être pigiste requiert un travail permanent : vous travaillez votre image, et ce, à plusieurs échelles. Par exemple :

  • Vous devez construire des relations professionnelles durables
  • Développer un réseau de professionnels
  • Intégrer des associations ou des instituts qui relaient des offres pour les pigistes, et être en alerte

Ce travail de longue haleine va souvent déterminer votre niveau de revenus à l’année, ou le type de projets qui vous seront confiés.

Conditions de rémunérations et lieu de travail

Le plus gros avantage à être pigiste, c’est de pouvoir décider de nombreuses choses, à commencer par vos horaires et votre lieu de travail. Mais vivre correctement comme pigiste ne se fait pas du jour au lendemain.

Des débuts souvent difficiles

Au Québec, le seuil des revenus annuels pour ne pas payer d’impôts est fixé à 30,000$. Cela signifie qu’en dessous de ce montant, vous n’allez pas payer de taxes supplémentaires. Mais attention : avant d’atteindre les 30,000$, encore faut-il avoir une clientèle prête à vous donner des projets. Et cela n’est pas toujours évident.

Les premiers mois en tant que pigiste sont souvent difficiles et synonyme de précarité. Tout dépend ensuite de votre investissement et aussi, disons-le, d’un petit facteur chance. Chercher à vous créer une réputation peut vous aider à franchir ce cap difficile.

Construisez-vous une réputation

Il faut bien commencer quelque part un jour, et vous l’avez décidé, c’est maintenant ou jamais ! Vous voulez être travailleur autonome et exercer chaque jour votre passion, c’est décidé. Mais, pour démarrer du bon pied, prenez ces quelques conseils :

  • Si vous aviez un emploi salarié dans votre secteur d’activités, essayez de débaucher quelques clients intéressés par votre travail, pour vous mettre le pied à l’étrier
  • N’hésitez pas à vous faire connaître : créez un site web, faites des cartes de visite, allez à des salons thématiques, rencontrez des gens
  • N’oubliez pas qu’une réputation en ligne, sur internet, compte autant qu’un premier rendez-vous : ce que les gens disent sur vous, sur votre travail, est essentiel pour obtenir de futurs projets

C’est pour cela que des plateformes de mise en relation entre pigistes et clients sont très réputées :

  • Upwork
  • Freelancer

Elles permettent de se construire une réputation en ligne, pour ensuite envisager des collaborations de long terme dans votre secteur d’activités !

Qu’on l’appelle freelance, autoentrepreneur, travailleur indépendant ou pigiste, cela désigne une même réalité : celle d’une personne qui travaille à son compte, mais qui est responsable du moindre de ses faits et gestes, notamment sur le plan fiscal. Un statut que beaucoup apprécient en raison de sa flexibilité et de la liberté qu’il procure !